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Comment entraîner votre cerveau à mieux gérer le multitâche au quotidien

Comme le rapporte Medical Xpress dans une publication récente, la pratique aide justement le cerveau à séparer les tâches qu'on lui confie pour mieux gérer le multitâche — une nouvelle qui résonne…

Comment entraîner votre cerveau à mieux gérer le multitâche au quotidien

Vous connaissez ce moment où l'esprit s'éparpille, tiraillé entre plusieurs sollicitations, incapable de choisir où poser son attention? Comme le rapporte Medical Xpress dans une publication récente, la pratique aide justement le cerveau à séparer les tâches qu'on lui confie pour mieux gérer le multitâche — une nouvelle qui résonne avec ce que nous observons chaque jour au cabinet, et que complète une étude parue dans Nature Medicine, relayée par Medical Daily, sur la manière dont la dépression peut freiner la naissance de nouveaux neurones dans l'hippocampe.

Ce que la pratique change, au fil des séances

Le titre seul de la publication de Medical Xpress ne nous livre pas les détails de l'étude, mais le message suffit à confirmer ce que nous voyons en séance: la répétition douce d'un exercice — qu'il s'agisse d'un ancrage, d'une dissociation guidée ou d'un simple rituel de respiration — finit, au fil des semaines, par ouvrir de nouveaux chemins dans le système nerveux. Le cerveau apprend à démêler ce qui, au départ, semblait emmêlé, et cette capacité de tri devient peu à peu un réflexe. C'est exactement ce que nous travaillons, pas à pas, dans l'accompagnement hypnotique: offrir au système nerveux un terrain d'entraînement suffisamment sécurisant pour qu'il ose réorganiser ses habitudes.

Quand la dépression ralentit la naissance de nouveaux neurones

L'étude relayée par Medical Daily, publiée le 21 août dans Nature Medicine, va plus loin dans l'exploration de cette plasticité. Des chercheurs ont analysé 495 037 noyaux de cellules cérébrales humaines provenant de 11 personnes atteintes de trouble dépressif majeur et de 19 participants témoins. Dans l'hippocampe — cette région si importante pour la mémoire et le traitement des émotions —, ils ont observé que le processus de fabrication de nouveaux neurones semble se trouver ralenti à certaines étapes. Plus précisément, on retrouve davantage de cellules restées au stade de cellules souches neurales, et moins de neuroblastes, ces cellules qui devraient normalement achever leur maturation pour devenir des neurones fonctionnels.

Les chercheurs décrivent ce phénomène comme une neurogenèse en suspens, une formulation plus précise que de dire simplement que le cerveau produit moins de nouvelles cellules. Ils ont aussi identifié des changements dans la régulation des gènes, des signes de stress cellulaire, une capacité métabolique réduite, des modifications de la plasticité synaptique et une activation immunitaire, notamment via la signalisation de l'interféron. L'étude ne prouve pas que l'inflammation cause directement ce ralentissement, mais elle confirme que la dépression ne se réduit pas à un déséquilibre chimique unique: elle engage de multiples processus biologiques en même temps, et l'hippocampe en paie le prix.

Ce que nous pouvons en faire, dès maintenant

Alors, que retenir pour nous qui accompagnons ces vécus au quotidien? Que le cerveau reste malléable bien au-delà de l'enfance, et que chaque séance — qu'elle prenne la forme d'une transe hypnotique, d'un exercice de neurofeedback ou d'un simple dialogue guidé — s'inscrit dans cette capacité du vivant à se réorganiser. Si vous ressentez aujourd'hui cette impression de saturation, de tâches mêlées les unes aux autres, peut-être est-ce le moment d'accorder à votre esprit un espace pour ralentir, pour distinguer les fils avant de les renouer autrement.

N'hésitez pas à venir en parler lors d'une prochaine séance: c'est souvent en mettant des mots sur cette confusion que le cerveau commence déjà, silencieusement, à retrouver sa clarté.