
Désignée grande cause nationale par le Gouvernement pour 2025 et 2026, cette problématique longtemps restée dans l'ombre s'impose désormais comme un sujet que les directions ne peuvent plus ignorer — et c'est précisément ce que cet échange propose d'explorer, en présence d'intervenants venus du monde de l'entreprise, de la recherche universitaire et du syndicalisme.
Pourquoi ce sujet touche autant de monde
Qui n'a pas ressenti, au détour d'une réunion qui s'éternise ou d'une charge de travail devenue étourdissante, cette fatigue qui n'a rien de physique? Cette manière de se lever le matin avec un poids diffus sur la poitrine, que l'on minimise par habitude, par peur du regard, ou simplement parce que l'on ne sait pas encore la nommer.
Longtemps, la souffrance au travail est restée tapie dans les silences des open spaces et les conversations à voix basse. Qu'elle se manifeste par du désengagement, une baisse de productivité, une multiplication des arrêts maladie, ou encore un turnover qui fragilise les équipes — elle laisse aujourd'hui encore des traces bien visibles, que les acteurs économiques commencent à regarder en face, avec l'idée que le regard vaut mieux que le détour.
Ce que propose ce rendez-vous
De 8h30 à 10h30, au Gazette Café à Montpellier, ce petit-déjeuner réunit des voix complémentaires: Catherine Pradère, directrice Accompagnement, Prévention et Santé au travail chez Harmonie Mutuelle; Olivier Torrès, président de l'observatoire Amarok, professeur et chercheur à l'Université de Montpellier; ainsi que Frédéric de Fondaumière, secrétaire adjoint de l'UTI CFDT Montpellier-Hérault.
Autour de la table, l'idée n'est pas de poser un diagnostic figé, mais bien de chercher ensemble des pistes concrètes — celles que le quotidien de l'entreprise permet d'amorcer, et que l'on n'ose pas toujours formuler à voix haute. Un espace pour penser la prévention, l'écoute, et la manière dont chaque maillon de la chaîne peut devenir ressource plutôt que verrou.
Et après, dans votre propre cheminement?
Que vous soyez dirigeant, manager, salarié, ou simplement en réflexion sur votre équilibre intérieur, ce type de rencontre peut devenir un premier pas. Pas une démarche spectaculaire, non, plutôt une occasion d'écouter, de questionner, et pourquoi pas, de se donner enfin la permission d'agir — à son rythme, selon ses propres seuils.
Car la santé mentale n'a rien d'abstrait: elle se construit, jour après jour, dans les espaces que nous choisissons de lui accorder. Et si ce 15 septembre pouvait devenir, pour vous ou pour l'un de vos proches, l'un de ces espaces où l'on commence enfin à desserrer l'étau?