
Une hypnothérapeute de Cleethorpes au secours des adolescents face à l'anxiété de rentrée
Vous les voyez, ces adolescents qui se figent à l'idée de franchir la porte d'un nouveau lycée, d'ouvrir une enveloppe de résultats ou simplement de répondre à une invitation? Comme le rapporte Grimsby Live, à Cleethorpes, la clinicienne Pam Hewstone accompagne depuis dix-huit ans des patients qui butent sur ce type de blocages — et sa pratique, i-hypnosis, met aujourd'hui en lumière un sujet qui parle directement à notre communauté de thérapeutes: l'anxiété de rentrée chez les jeunes.
Un cabinet né d'une pause forcée
Pam Hewstone n'a pas commencé dans l'hypnose. C'est une fracture qui a tout déclenché, relate Grimsby Live: immobilisée le temps de la guérison, elle découvre un article sur les reconversions professionnelles. De cette lecture naît un élan, puis deux années de formation au London College of Clinical Hypnosis, et finalement l'ouverture de son cabinet à Cleethorpes. Aujourd'hui, elle reçoit des patients de toute la région pour des problématiques variées — phobies ciblées, stress, sommeil, dépendance — mais c'est sur un terrain plus intime qu'elle a choisi de communiquer récemment, à l'heure où des milliers d'élèves de la région entament un nouveau chapitre après leurs résultats d'examens.
Quand l'anticipation devient un mur
Parmi les situations qu'elle accompagne, un récit attire particulièrement l'attention. Une adolescente, souhaitant rester anonyme, avait prévu de se rendre à une journée de découverte dans un nouvel établissement, mais le simple fait d'anticiper ce moment est devenu si oppressant qu'elle n'a pas pu s'y rendre, raconte Grimsby Live. Dès la première séance, un élément sous-jacent a émergé et a pu être travaillé. À la deuxième séance, sa confiance s'était suffisamment restaurée pour qu'elle choisisse ses futures spécialités, reçoive de bons résultats au GCSE et se projette sereinement vers la rentrée suivante. Pour la clinicienne, il ne s'agissait pas seulement d'aider une jeune fille à franchir une journée portes ouvertes, mais bien de l'aider à reprendre confiance en elle et à reconnaître que l'anxiété n'avait pas à dicter ce qu'elle pouvait accomplir. Elle insiste, selon Grimsby Live, sur le fait que les jeunes sont soumis à une pression considérable aujourd'hui et qu'il ne faut pas ignorer les signes de repli, d'évitement ou de perte de confiance quand ils apparaissent.
Ce que nous retenons dans nos cabinets
Vous reconnaissez probablement ce mécanisme dans votre propre pratique: l'anxiété ne se loge pas tant dans l'événement lui-même que dans tout ce que l'esprit construit en amont. Ce que ce cas nous enseigne, au-delà du témoignage singulier, c'est que derrière chaque refus d'un adolescent se cache souvent une peur bien plus ancienne, qui demande un espace sécurisant pour se révéler. Si vous côtoyez un jeune qui évite les transitions, qui s'isole ou qui doute de ses capacités avant même d'avoir essayé, c'est peut-être le moment de proposer un premier accompagnement — en hypnose ericksonienne ou en thérapie brève — plutôt que d'attendre que la situation se chronicise. Une manière, aussi, de rappeler que la rentrée n'est pas qu'une affaire de fournitures et d'emploi du temps: elle touche à ce que chaque jeune, et chaque famille, traverse en silence.